(Français) BAABA MAAL

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Né au sein d’une famille de pêcheur de l’ethnie Tukuleur, Baaba Maal est un Porte-parole d’une Afrique malmenée dans le concert international, luttant ouvertement contre les mutilations sexuelles, la faim et le sous-développement. Il n’a jamais mâché ces mots e reste malgré tout, un des rares artistes africains à faire parvenir sa voix jusqu’en Occident, grâce à un subtil mélange d’inspiration traditionnelle et d’amour des musiques, servi par une voix d’exception.

Cependant, rien ne prédestinait l’artiste à une carrière de musicien, à ceci près que, très jeune, il accompagnait sa mère qui chantait dans les mariages. Il se familiarisait ainsi avec les chants traditionnels de sa région, les classiques du M’balax et des percussions Yéla. Après son baccalauréat et quelques cours de chant à Paris, il rentre au Sénégal pour y monter divers groupes de musique traditionnelle, encore peu ouverts aux sonorités occidentales qu’il n’utilisera que quelques années plus tard.

Baaba Maal se distingue non seulement par le timbre de sa voix, claire, limpide et capable de monter très haut, mais surtout par son discours politiquement engagé. Quelques années plus tard, à la “faveur” d’un accrochage avec les autorités mauritaniennes en raison d’un titre (“Dem Galam”) qui écorche d’un peu trop près la situation des Noirs face au pouvoir maure, le nom de Baaba Maal se met à circuler jusqu’aux oreilles de quelques producteurs européens, au premier rang desquels Chris Blackwell (l’homme du succès international de Bob Marley) qui le signe sur Mango, asseyant définitivement sa renommée. Dès lors, il va faire preuve sur ses albums, d’un éclectisme dans ses influences comme dans ses choix musicaux. Célébrant le “Yela”, martèlement rythmique propre à la musique Tukuleur, il s’avère tout aussi capable de s’embarquer dans quelques ritournelles reggae, (il a invité sur “Nomad Soul” les stars jamaïcaines Luciano et Robbie Shakespeare), que dans des interprétations de chants traditionnels, accompagné de koras, de guitares et de djembés. Il enregistre ensuite son dernier opus (“Missing You”) au coeur d’un petit village sénégalais.